{"id":467,"date":"2010-09-01T14:48:21","date_gmt":"2010-09-01T12:48:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ceppecs.eu\/?p=467"},"modified":"2014-04-18T17:37:19","modified_gmt":"2014-04-18T15:37:19","slug":"le-socialisme-est-il-soluble-dans-l%e2%80%99ecologie-politique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ceppecs.eu\/?p=467","title":{"rendered":"Le socialisme est-il soluble dans l\u2019\u00e9cologie politique ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Compte-rendu \u00e9crit par Jean-Marie Lacrosse et publi\u00e9 dans\u00a0<a href=\"http:\/\/projeunes.be\/pjs_PDF\/RJ_archives\/resolument_jeunes_32_web.pdf\" target=\"_blank\">R\u00e9solument jeunes, n\u00b032, septembre-novembre 2010<\/a>.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l\u2019int\u00e9rieur de son cycle de conf\u00e9rences sur le socialisme dont <a href=\"http:\/\/projeunes.be\/03_revue_archi.php\" target=\"_blank\">R\u00e9solument jeunes<\/a>\u00a0a d\u00e9j\u00e0 rendu compte \u00e0 plusieurs reprises, le cePPecs avait programm\u00e9 deux s\u00e9ances sp\u00e9cialement consacr\u00e9es \u00e0 la question \u00e9cologique (1), une question dont l\u2019importance cruciale n\u2019est heureusement plus \u00e0 plaider mais qui, malgr\u00e9 et \u00e0 travers cette reconnaissance, reste marqu\u00e9e par de profondes ambigu\u00eft\u00e9s que l\u2019\u00e9chec retentissant du sommet de Copenhague a rendu sensibles et qui se r\u00e9v\u00e8lent dans l\u2019oxymore m\u00eame que nous avons forg\u00e9 \u00e0 ce sujet\u00a0: \u00ab\u00a0croissance durable\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement durable\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une clarification philosophique s\u2019imposait donc \u00e0 partir de laquelle seulement on pourrait mieux poser la question d\u2019une vision sp\u00e9cifiquement socialiste de l\u2019\u00e9cologie, s\u2019\u00e9loignant r\u00e9solument de la pens\u00e9e qui domine actuellement sur ces sujets\u00a0: l\u2019\u00e9cologie politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sous le titre \u00ab\u00a0Volont\u00e9 d\u2019abondance, volont\u00e9 de croissance\u00a0\u00bb, c\u2019est cette salutaire clarification que nous propose J\u00e9r\u00f4me Batout. L\u2019entreprise exige pr\u00e9alablement une d\u00e9construction\/reconstruction en r\u00e8gle de deux concepts cl\u00e9s de la modernit\u00e9\u00a0: production d\u2019une part, valeur de l\u2019autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->Inutile de rappeler la centralit\u00e9 de l\u2019id\u00e9e de production pour le socialisme dans son ensemble et pour Marx en particulier\u00a0: rapports de production, forces productives, modes de production, etc. C\u2019est, pr\u00e9vient J\u00e9r\u00f4me Batout, cette centralit\u00e9 m\u00eame qui risque de laisser dans l\u2019ombre une question sous-jacente, celle non pas du rapport<em> de production<\/em> mais du rapport<em> \u00e0 la production<\/em> port\u00e9 par l\u2019id\u00e9al socialiste. Nous allons y revenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019id\u00e9e de valeur (2) est passible de la m\u00eame analyse. Chez Marx, encore lui, il n\u2019est question, en \u00e9conomie politique, que de valeur\u00a0: valeur travail, valeur d\u2019usage, valeur d\u2019\u00e9change, etc. Et Nietzsche, faut-il le rappeler, fait de la valeur le concept central de sa philosophie (notion qu\u2019il forge semble-t-il apr\u00e8s avoir lu des trait\u00e9s d\u2019\u00e9conomie politique). Encore un rappel qui s\u2019impose \u00e0 l\u2019heure o\u00f9, face \u00e0 la \u00ab\u00a0valeur\u00a0\u00bb \u00e9conomique des n\u00e9olib\u00e9raux, nous ne trouvons rien de mieux \u00e0 opposer que nos \u00ab\u00a0valeurs\u00a0\u00bb \u00e9thiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un d\u00e9tour par l\u2019histoire est n\u00e9cessaire si nous voulons sortir de ces faux dilemmes\u00a0: production versus conservation, valeur \u00e9conomique versus valeur \u00e9thique. Une citation intrigante de Keynes nous met sur la piste\u00a0: en 1930, en pleine crise \u00e9conomique, Keynes envisage un d\u00e9cuplement probable du niveau de vie des pays d\u00e9velopp\u00e9s (ce en quoi l\u2019histoire lui a donn\u00e9 raison). Mais il ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0<em>A long terme, tout cela signifie que l\u2019humanit\u00e9 est en train de r\u00e9soudre le probl\u00e8me \u00e9conomique<\/em> \u00bb et que donc, alors que \u00ab\u00a0<em>le probl\u00e8me \u00e9conomique, la lutte pour la subsistance, a toujours \u00e9t\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent le probl\u00e8me primordial, et le plus pressant de l\u2019esp\u00e8ce humaine<\/em> (<em>\u2026<\/em>)<em> pour la premi\u00e8re fois depuis sa cr\u00e9ation, l\u2019homme sera confront\u00e9 \u00e0 son probl\u00e8me v\u00e9ritable et permanent\u00a0: quel usage faire de sa libert\u00e9, une fois d\u00e9gag\u00e9 de l\u2019emprise des pr\u00e9occupations \u00e9conomiques\u00a0? <\/em>\u00bb (3)<em>.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Keynes envisage donc un point terminal o\u00f9, parvenus \u00e0 un niveau d\u2019abondance jug\u00e9 suffisant, les hommes choisiront d\u2019arr\u00eater la croissance de la production pour se consacrer \u00e0 autre chose et poursuivre d\u2019autres \u00ab\u00a0valeurs\u00a0\u00bb que la croissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si ce point de vue nous intrigue, c\u2019est parce que nous ne parvenons pas, nous, contemporains, \u00e0 seulement imaginer un tel horizon, un point final o\u00f9 la croissance s\u2019arr\u00eaterait purement et simplement. Keynes, sugg\u00e8re J\u00e9r\u00f4me Batout, vit dans un monde o\u00f9 r\u00e9gnait la \u00ab\u00a0volont\u00e9 d\u2019abondance\u00a0\u00bb alors que nous vivons dans un monde o\u00f9 ce qui s\u2019impose \u00e0 nous comme une \u00e9vidence rel\u00e8ve d\u2019une \u00ab\u00a0volont\u00e9 de croissance\u00a0\u00bb. Deux configurations distinctes \u00e0 laquelle s\u2019en ajoute une troisi\u00e8me qu\u2019a clairement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la discipline anthropologique au 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle et plus particuli\u00e8rement les travaux de L\u00e9vi-Strauss, une \u00ab\u00a0volont\u00e9 de constance\u00a0\u00bb des soci\u00e9t\u00e9s traditionnelles \u00e9trang\u00e8res \u00e0 l\u2019id\u00e9e m\u00eame de croissance ou de progr\u00e8s et tout enti\u00e8res vou\u00e9es \u00e0 la conservation et \u00e0 la reproduction de leur \u00eatre. La formule est devenue classique\u00a0: les soci\u00e9t\u00e9s traditionnelles sont des soci\u00e9t\u00e9s froides.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi relu, ce qui pouvait passer pour un probl\u00e8me d\u2019\u00e9conomie politique \u2013 sortir de la raret\u00e9 pour atteindre un stade terminal d\u2019abondance \u2013 devient une question de conscience historique\u00a0: Keynes comme Hegel, Marx et bien d\u2019autres avant lui, vivait dans une perspective de \u00ab\u00a0fin de l\u2019histoire\u00a0\u00bb et c\u2019est ce sens de l\u2019histoire comme vou\u00e9e \u00e0 une fin, au double sens de finalit\u00e9 et de terminus, qui nous est devenu \u00e9tranger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du coup, nous percevons mieux ce que signifie pour nous cette valeur accord\u00e9e \u00e0 la croissance et \u00e0 la production\u00a0: nous les valorisons pr\u00e9cis\u00e9ment parce que la valeur fondatrice de notre condition de modernes est l\u2019autonomie, c\u2019est-\u00e0-dire, pour parler en termes nietzsch\u00e9ens, la production des valeurs par l\u2019humanit\u00e9 elle-m\u00eame. Nous ne voyons donc ni comment ni pourquoi une telle perspective pourrait aujourd\u2019hui dispara\u00eetre ou s\u2019inverser. Voil\u00e0 pourquoi, pour revenir au point de d\u00e9part, se pose pour nous, au-del\u00e0 de la question des rapports de production ch\u00e8re \u00e0 Marx, la question du rapport que nous, modernes, entretenons \u00e0 la production.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sommes-nous mieux arm\u00e9s apr\u00e8s ce long d\u00e9tour pour poser le probl\u00e8me de la croissance \u00e9cologique\u00a0? C\u2019est ce dont tente de nous convaincre notre orateur. Il existe deux mani\u00e8res de comprendre et de prendre en charge l\u2019imp\u00e9ratif \u00e9cologique. La premi\u00e8re nous est famili\u00e8re\u00a0: elle est celle de l\u2019\u00e9cologie politique orchestr\u00e9e par ses plus fameux th\u00e9oriciens comme, en premier lieu, Hans Jonas. L\u2019\u00e9cologie y est comprise comme une mani\u00e8re pour l\u2019homme de se r\u00e9inscrire dans la nature, de reconna\u00eetre son appartenance au cosmos, \u00e0 la terre-m\u00e8re, Ga\u00efa, Pachamama, etc. Bref d\u2019abandonner l\u2019hubris (c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019arrogance et la d\u00e9mesure) qui l\u2019a fait se concevoir pendant quelques si\u00e8cles comme \u00ab\u00a0ma\u00eetre et possesseur de la nature\u00a0\u00bb selon la c\u00e9l\u00e8bre formule de Descartes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette piste, pense J\u00e9r\u00f4me Batout, ne m\u00e8ne nulle part. Il faut en chercher une autre qui fasse droit \u00e0 notre condition de modernes, c\u2019est-\u00e0-dire de producteurs. Une perspective, soit dit en passant, qui entretient des liens de parent\u00e9 \u00e9troits avec l\u2019id\u00e9al socialiste, fils exemplaire lui-m\u00eame de la modernit\u00e9 et de l\u2019autonomie humaine. Cet id\u00e9al n\u2019est pas moins exigeant ni moins imp\u00e9rieux que le premier, au contraire. Mais il pr\u00e9sente l\u2019inestimable avantage, plut\u00f4t que de prendre \u00e0 rebrousse-poil nos valeurs modernes, d\u2019envisager leur approfondissement. Il se donne ainsi de bien meilleures chances de r\u00e9ussir. Il repose sur des principes qui, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on entend souvent dire ces derniers temps, sont totalement en phase avec une vision du monde moderne et progressiste\u00a0: l\u2019efficience, la r\u00e9gulation, le sens de la limite (le titre v\u00e9ritable du rapport de Rome de 1972 \u00e9tait non pas \u00ab\u00a0Halte \u00e0 la croissance\u00a0?\u00a0\u00bb selon la malheureuse traduction fran\u00e7aise mais \u00ab\u00a0The Limits of growth\u00a0\u00bb). Mieux que de croissance durable, on devrait parler de croissance responsable, sugg\u00e8re J\u00e9r\u00f4me Batout.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On le voit, notre orateur a entrouvert ici une porte qui n\u2019est pas pr\u00e8s de se refermer et qui s\u2019ouvrira sans doute toute grande lorsque se seront pr\u00e9cis\u00e9s les malentendus et les impasses o\u00f9 nous conduit l\u2019\u00e9cologie politique, telle que nous la comprenons majoritairement aujourd\u2019hui, c\u2019est-\u00e0-dire comme pure n\u00e9gation de la modernit\u00e9 que deux facteurs essentiels ont contribu\u00e9 \u00e0 accr\u00e9diter. Il s\u2019agit de la catastrophe totalitaire du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, de la culpabilit\u00e9 qu\u2019elle continue d\u2019entretenir et du doute chronique qu\u2019elle suscite vis-\u00e0-vis du projet moderne d\u2019autonomie humaine. Le deuxi\u00e8me facteur tient \u00e0 la d\u00e9couverte \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque des soci\u00e9t\u00e9s traditionnelles dont la logique d\u2019inclusion dans le cosmos est aux antipodes de la n\u00f4tre, ces fameuses soci\u00e9t\u00e9s froides de L\u00e9vi-Strauss. Ce serait ainsi la prise de conscience m\u00eame de l\u2019exception que repr\u00e9sente \u00e0 l\u2019\u00e9chelle humaine la modernit\u00e9 qui am\u00e8ne \u00e0 douter de la consistance de son projet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En conclusion (provisoire), l\u2019orateur concr\u00e9tise par deux exemples l\u2019alternative qu\u2019il a dessin\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier touche \u00e0 la formidable d\u00e9-diff\u00e9renciation de l\u2019humain et du non-humain \u00e0 laquelle nous assistons actuellement apr\u00e8s quatre si\u00e8cles d\u2019accentuation de la diff\u00e9rence. Faut-il y voir l\u2019abandon par l\u2019homme de sa posture de \u00ab\u00a0ma\u00eetre et possesseur de la nature\u00a0\u00bb ou bien n\u2019y a-t-il l\u00e0 qu\u2019un trompe-l\u2019\u0153il\u00a0? Si nous ne voyons plus nettement la diff\u00e9rence, n\u2019est-ce pas plut\u00f4t parce que nous appliquons \u00e0 la nature humaine, elle-m\u00eame, les proc\u00e9d\u00e9s que nous appliquions jusqu\u2019ici aux autres esp\u00e8ces naturelles. Parce que, en d\u2019autres termes, l\u2019homme aussi, et de plus en plus, est produit par l\u2019homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le second porte sur l\u2019id\u00e9e m\u00eame de responsabilit\u00e9 (4). En elle-m\u00eame, l\u2019id\u00e9e ne pose aucun probl\u00e8me. En principe, la responsabilit\u00e9 marche du m\u00eame pas que la modernit\u00e9. Au destin la modernit\u00e9 substitue la responsabilit\u00e9. Le probl\u00e8me survient quand se pose la question\u00a0: nous avons bien s\u00fbr \u00e0 r\u00e9pondre de nos actes mais r\u00e9pondre de quoi et devant qui\u00a0? Vis-\u00e0-vis de qui, de quel autre, avons-nous une dette\u00a0? Un autre qui nous domine et nous pr\u00e9c\u00e8de, Ga\u00efa, la plan\u00e8te, le Grand Autre, Dieu lui-m\u00eame (dira Hans Jonas)\u00a0? Ou bien l\u2019autre que nous sommes \u00e0 nous-m\u00eames, un autre qui est en continuit\u00e9 profonde avec nous, les g\u00e9n\u00e9rations futures par exemple\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nul doute, \u00e0 mon sens, que le d\u00e9bat initi\u00e9 par notre orateur aura une longue post\u00e9rit\u00e9 et conna\u00eetra d\u2019importants d\u00e9veloppements au fur et \u00e0 mesure que se r\u00e9v\u00e8leront les impasses dans lesquelles nous nous sommes fourvoy\u00e9s aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En fait, nous en avons d\u00e9j\u00e0 une en grand sous les yeux\u00a0: \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 des n\u00e9olib\u00e9raux, qui pr\u00f4nent la d\u00e9r\u00e9gulation tous azimuts, les \u00e9cologistes acceptent et valorisent la r\u00e9gulation. Mais cette volont\u00e9 de r\u00e9gulation est \u00e0 la fois tr\u00e8s ambitieuse et tr\u00e8s peu en consonance avec notre modernit\u00e9. Elle se pr\u00e9sente comme une imposition morale rigide, proc\u00e9dant d\u2019un devoir plus que d\u2019un vouloir, vouloir et ma\u00eetrise raisonnable que la modernit\u00e9 a plac\u00e9s au poste de commande du devenir humain. Que voulons-nous faire de ce que nous sommes\u00a0? Voil\u00e0 le c\u0153ur du questionnement proprement moderne. Nous sommes en train de le constater, une r\u00e9gulation vou\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chec a les m\u00eames effets que la volont\u00e9 de ne pas r\u00e9guler.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Jean-Marie Lacrosse<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(1) Le 13 f\u00e9vrier 2010, J\u00e9r\u00f4me Batout, <a href=\"http:\/\/www.ceppecs.eu\/?p=246\" target=\"_blank\">Volont\u00e9 d\u2019abondance, volont\u00e9 de croissance<\/a>, et, le 4 mai 2010, Herv\u00e9 Juvin, <a href=\"http:\/\/www.ceppecs.eu\/?p=254\" target=\"_blank\">Un socialisme sans limites\u00a0? La chute d\u2019un mythe du XX\u00e8me si\u00e8cle<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(2) J\u00e9r\u00f4me Batout est l\u2019auteur d\u2019une th\u00e8se sur la valeur r\u00e9cemment d\u00e9fendue \u00e0 l\u2019EHESS, \u00ab\u00a0L\u2019Itin\u00e9raire de la valeur. Contribution \u00e0 la g\u00e9n\u00e9alogie du concept moderne de valeur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(3) \u00ab Perspectives \u00e9conomiques pour nos petits enfants \u00bb, <em>in <\/em>J. M. Keynes, La pauvret\u00e9\u00a0dans l&rsquo;abondance,\u00a0Gallimard, 2002, p. 113<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(4) Le livre de Hans Jonas s\u2019intitule d\u2019ailleurs \u00ab\u00a0Le principe responsabilit\u00e9\u00a0: une \u00e9thique pour la civilisation technologique\u00a0\u00bb (Flammarion, 2008)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compte-rendu \u00e9crit par Jean-Marie Lacrosse et publi\u00e9 dans\u00a0R\u00e9solument jeunes, n\u00b032, septembre-novembre 2010. 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