CONFÉRENCE La psychologie collective dans une société d’individus, un obstacle infranchissable ?

« Jamais dans l’histoire humaine les individus n’ont été à ce point individualisés, juridiquement et socialement. Et jamais sans doute, une puissance collective d’un type entièrement nouveau, que nous désignons comme démocratie, n’a été à ce point nécessaire pour répondre aux défis de l’après-croissance qui nous attendent. Jusqu’où cet individu individualisé est-il susceptible de vouloir ignorer tout ce qui pourrait entraver ou déranger son individualisation ? »

Conférence de Jean-Marie Lacrosse, sociologue, professeur émérite de l’UCL et de l’ULg, organisée par le CEPPECS et Etopia

Quand ? Le 9 mai 2015, de 14h30 à 17h30

Où ? Au Pavillon des conférences, Clos Chapelle-aux-champs, 19 à 1200 Bruxelles

Informations pratiques dans notre brochure

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CONFÉRENCE Etat stationnaire : de la hantise à l’urgence

Pour un état stationnaire voulu, et non subi.

Conférence de Camille Dejardin, professeur de philosophie et doctorante en sciences politiques à l’université Paris-2, organisée par le CEPPECS et Etopia

Quand ? Le 25 avril 2015, de 14h30 à 17h30

Où ? Au Pavillon des conférences, Clos Chapelle-aux-champs, 19 à 1200 Bruxelles

« Une société sans croissance économique ? L’idée, saugrenue pour les uns, salutaire pour les autres, trouve un écho grandissant à mesure que les politiques occidentales de croissance montrent leurs limites. La réflexion n’est pourtant pas inédite : l’accroissement de la population et de la consommation dans un monde fini n’a pas réellement cessé d’être un objet de préoccupation depuis les prémices de la révolution industrielle. Aussi l’essor récent de la mise en cause écologique ou proprement économique du principe de croissance peut-il apparaître comme la réactualisation, avec des données et des outils d’investigation nouveaux, d’une interrogation originelle. » (in Camille Dejardin : Etat stationnaire, de la hantise à l’urgence, Le Débat, n°182, novembre-décembre 2014, Gallimard)

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Ecopolis, le dimanche 26 avril

Le CEPPECS vous informe des réunions d’associations partenaires.

Oïkos et Etopia organisent le dimanche 26 avril l’ECOPOLIS, un rendez-vous important qui rassemblera des penseurs et des activistes européens de l’écologie politique en provenance des Pays-Bas, du Danemark, du Royaume-Uni, de France et de Belgique. Seront notamment présents Philipp Blom (All),Katherine Richardson (Dan), Marius de Geus (NL), Marek Hudon (BE),Catherine Larrere (FR), Camille Dejardin (FR), Tony Greenham (UK), Henk Van Arkel (NL) et d’autres. Ils interviendront à l’occasion d’ateliers traitant de la pensée écologiste, de la transition économique, des monnaies complémentaires, de l’économie stationnaire, de la question climatique, de la jeunesse, etc.

Où ? Au Kaaitheater, Square Sainctelette 20, 1000 à Bruxelles

L’ECOPOLIS, ce sera une série de conférences, de forum, de prestations artistiques, mais également la remise de deux prix : le premier récompensant le meilleur livre écologiste de l’année 2014, le second récompensant la plus belle nouvelle verte.

Prix ? 6€ la prévente (via le site du Kaaitheater), 8€ sur place et 6€ pour les jeunes et les personnes sans-emploi.

Informations supplémentaires sur http://ecopolis.be

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PUBLICATION « La jeunesse pour quoi faire ? »

Le présent ouvrage est le fruit de 6 ans (2008-2014) de collaboration éditoriale entre le CEPPECS (Collège Européen de Philosophie Politique) et ProJeuneS (Fédération des organisations de jeunesse socialistes et progressistes) au sein de la revue Pro J/Résolument jeunes.

Il est constitué d’une trentaine de textes qui tentent autant de cerner les difficultés que rencontrent les jeunes d’aujourd’hui pour entrer dans la vie, que celles que rencontrent les parents, enseignants et professionnels de la jeunesse pour les y aider. Ceci, tout en interrogeant les lignes de force de la société contemporaine et les rapports éminemment complexes que tout individu entretient avec elle, entre la mutation profonde de la sphère individuelle et intime de chacun(e), et la (re)définition du rapport à l’autre, comme partie du tout social.

Découpé en quatre chapitres, cet ouvrage l’est aussi en deux parties : les trois premiers chapitres développant strictement les questions liées à l’apprentissage, à l’éducation et à la transmission ; le quatrième et dernier chapitre ouvrant un cadre plus large et traitant de la nécessaire refondation du socialisme, comme vecteur historique d’émancipation sociale.

Le livre (version papier, 313 pages) est disponible gratuitement, sur simple demande, en nous écrivant à « admin à ceppecs.eu » ou auprès de ProJeuneS asbl.

Les versions électroniques sont disponibles aux formats PDF ou ePub.

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CONFÉRENCE Les vraies limites de la croissance : ressources ou poubelles ?

Conférence de Pierre-Noël Giraud, professeur d’économie à l’Ecole des Mines et à l’université Paris-Dauphine, organisée par le cePPecs et Etopia
Quand ? Le 28 mars 2015, de 14h30 à 17h30
Où ? Au Pavillon des conférences, Clos Chapelle-aux-champs, 19 à 1200 Bruxelles

Les analyses du mur écologique auquel se heurte l’expansion économique ont beaucoup insisté sur la finitude des ressources naturelles. Mais le problème le plus pressant pourrait être ailleurs. Les vraies limites sont d’abord celles des poubelles biologiques indispensables pour absorber nos déchets. (in Le débat n°182, Pierre-Noël Giraud, Ressources ou poubelles ?)

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La débâcle de la pensée

Article écrit par Jean-Marie Lacrosse et publié dans Pro J, n°13,  mars 2015-mai 2015
Version légèrement amendée

En donnant un tel titre à mon propos, je me fournis sans doute l’occasion de tester d’emblée sa pertinence.  Le titre n’est jamais sans importance pour un auteur, qu’il le choisisse avant ou après avoir rédigé l’essentiel de son texte. Il y a et il y a toujours eu de bons et de mauvais titres, tout le monde en conviendra. Mais ce qui caractérise la scène contemporaine, c’est particulièrement vrai dans la sphère médiatique, c’est le classement automatique de l’auteur, à partir du choix même du titre, dans un camp ou dans l’autre, droite ou gauche, progressiste ou réactionnaire par exemple, ou dans un autre registre, antisémite ou islamophobe. Pas besoin à la limite de lire le livre où même pas recommandé de le lire s’il s’avère être du « camp » opposé au sien.

Voilà bien, me semble-t-il, un symptôme caractéristique de la débâcle de la pensée dans laquelle nous nous sommes plongés aujourd’hui. La réception de deux livres récents, qui ont tous deux été de gros succès de librairie, vient spectaculairement d’illustrer ce climat intellectuellement délétère : il s’agit de « L’identité malheureuse » d’Alain Finkielkraut et du « Suicide français » d’Eric Zemmour.  La débâcle de la pensée évoquera donc ainsi, quasi automatiquement, « La défaite de la pensée », un essai d’Alain Finkielkraut datant de 1987, qui ne m’avait pourtant lors de sa sortie pas inspiré outre mesure. Je pensais à l’époque, naïvement peut-être, qu’une nouvelle ère de la pensée, fondée sur la remise en honneur du Politique, était en train de naître, et que les schémas intellectuels, pour l’essentiel nietzscheo-marxistes, qui avaient nourri mes études de sociologie étaient arrivés en bout de course. Il ne faudrait sans doute pas beaucoup plus qu’une décennie, pensais-je, pour que cette nécessaire refondation -le mot n’était pas encore dans l’air du temps- ait lieu. Illusion alimentée par le fait que, dans ce court laps de temps, ce renouveau de la pensée politique disposait en Belgique d’une formidable courroie de transmission médiatique en la personne de Jacques Baudoin et de son émission du dimanche matin « Arguments ».

Le feu de paille qu’aura finalement été ce court épisode reste pour moi un des grands mystères de ma propre trajectoire intellectuelle, entamée au début des années 1970, même si, dès le début des années 1990, on pouvait percevoir chez nos contemporains une incapacité croissante à saisir le sens élémentaire des choses. Lire la suite

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Cycle de conférences « Après la croissance » Printemps 2015

Le cePPecs et Etopia organisent un cycle de conférence sur la thématique de « l’après-croissance ».

Et si, plutôt que de promettre et d’annoncer en vain le retour imminent de la croissance, nos sociétés devaient envisager sa disparition en bonne et due forme ? Et si, à force de vouloir repousser ses limites, nous avions mis en œuvre depuis quarante ans une croissance proprement toxique, à l’origine des graves dérèglements de nos économies, que la crise de 2008 a brutalement révélés. Et si les Trente Glorieuses avaient représenté en Occident une révolution anthropologique, unique en son genre, un saut rapide dans l’histoire de l’espèce qui nous a fait quitter en quelques décennies le froid, la faim, la mort précoce ? Et si, la croissance n’étant plus vitale sur le plan biologique, de nouvelles perspectives s’ouvraient à l’humanité d’après la croissance ?

Telles sont les questions principales que ce cycle se propose d’examiner, successivement sous l’angle économique, historique, psychologique et politique.

Programme détaillé et informations pratiques dans notre brochure.
Vous pouvez également télécharger et imprimer l’affiche pour vous associer, si vous le souhaitez, à la publicité de l’événement.

En partenariat avec :

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Ecouter les conférences du cePPecs

Vous pouvez réécouter l’ensemble des conférences que nous avons organisé.

Les liens qui suivent renvoient à chaque fois à une page reprenant l’ensemble du cycle de conférences mentionné.

Cycle 2007 : L’enfant

Cycle 2007-2008 : Les jeunes, la société des médias

Cycle 2009 : Du bébé à l’adolescent, l’ère de l’indéfinition

Cycle 2010 : Qu’est-ce que le socialisme ?

Cycle 2011 : Qu’est-ce qu’apprendre ?

Nous avons également organisé une conférence unique sur la Belgique.

Lode Wils -  Aux sources des difficultés du fédéralisme belge.  

Télécharger (clic droit « Enregistrer sous… »)

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La sociologie générale racontée aux réginiens

Article écrit par Jean-Marie Lacrosse et publié dans Pro J, n°12,  décembre 2014-février 2015

« La sociologie ne couvre pas, loin de là, le champ entier de la pensée politique mais elle en a pris en charge, avec ses outils et ses méthodes propres, un de ses problèmes les plus épineux et les plus mystérieux (mais aussi les plus passionnants !) : l’articulation, dans le phénomène humain, de l’individuel et du collectif, deux niveaux de réalité distincts, séparables mais intimement liés et tellement enchevêtrés l’un dans l’autre que leur distinction requiert une analyse systématique. Les humains ne sont en quelque sorte présents à eux-mêmes qu’en étant en même temps présents à l’ensemble dont ils font partie.
C’est cela qui définit ce que l’on appelait autrefois leur « âme » et qui donne à l’existence humaine ce cachet si particulier : ces gens ne vivent pas seulement à côté des autres ou avec les autres, leurs « âmes » communiquent, elles sont en quelque sorte perméables, poreuses les unes aux autres, il y a une très remarquable compénétration des âmes que le phénomène du langage, tel qu’il se présente chez eux, met particulièrement bien en évidence. D’où par exemple ces phénomènes étranges : l’idée la plus impersonnelle peut les blesser voire les anéantir dans leur intimité la plus personnelle et, à l’inverse, ce qui leur apparaît comme le plus personnel, leur truc bien à eux, rien qu’à eux, se révèle au bout du compte hautement impersonnel et largement partagé par leurs semblables (raison pour laquelle, entre nous soit dit, sociologues et psychologues devraient toujours étroitement collaborer tant, comme dans une pièce de monnaie, la face du réel que perçoit le spécialiste de chacune de ces disciplines est inséparable de l’autre face mais qu’il est quasiment impossible, comme une pièce de monnaie, de regarder les deux faces ensemble). » (Jean-Marie Lacrosse)

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Croissance, crise et dépérissement de la politique

« La croissance est une mesure collective du progrès a minima visant, par sa simplicité et son objectivité monétaire, à emporter l’accord implicite de tous. Elle est l’accord sur lequel peuvent se former tous les désaccords. Elle atteste que, faute de choisir en amont une direction à l’orientation de nos sociétés, nous acquiesçons à celle qu’esquisse l’agrégat des forces économiques additionnées pêle-mêle. Au lieu de viser un résultat, nous attendons la résultante : nous ne sommes plus véritablement dans la politique. Or la crise à laquelle nous sommes durablement confrontés pose des problèmes politiques, au premier chef desquels les défis écologiques, la rareté énergétique et une dette publique faramineuse. Cette dernière, cristallisation ultime de l’endettement global auquel ont abouti les déséquilibres évoqués, sera certainement le principal défi politique des années à venir : la maîtrise de la dette nous met directement aux prises avec nos responsabilités politiques. De même, le doute sur les bénéfices de la croissance relativement à son prix constitue un problème d’orientation collective, de choix de la mesure de ce que nos sociétés considèrent comme ayant de la valeur. »

Jérôme Batout et Emmanuel Constantin, Croissance, crise et dépérissement de la politique in Le Débat, n°182, novembre-décembre 2014.

L’article est disponible dans son intégralité en version électronique moyennant un accès payant à cette adresse : http://www.cairn.info/revue-le-debat-2014-5-p-145.htm

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